Présentation des CPGE de la filière littéraire

lundi 7 février 2011 , par Lycée Malherbe

 

Les meilleurs bacheliers Littéraires, Scientifiques et Économiques peuvent s’orienter vers une classe préparatoire littéraire. Comme pour tous les autres élèves de classe préparatoire, ils doivent être capables de beaucoup travailler, avoir le goût de lire, expliquer, découvrir, faire preuve d’esprit critique.
 
Ils y recevront la formation la plus efficace et la plus ouverte à des études de haut niveau en lettres, langues et sciences humaines. Ils se destinent à des carrières très diverses, ouvertes à la culture générale qui seule permet une meilleure compréhension des enjeux du monde contemporain.
 

Déroulement des études

 
 
La classe prépare l’entrée aux Écoles Normales Supérieures, à toutes les écoles relevant de la Banque d’Épreuves Littéraires, à l’entrée dans les Instituts de Sciences Politiques et à de nombreuses autres écoles dans le domaine des arts, de la traduction, de la communication et du management.
A l’issue d’une première année de préparation, appelée hypokhâgne, les élèves doivent choisir entre la khâgne préparant au concours de l’ENS de la rue d’Ulm et celle préparant à celui de l’ENS de Lyon. Dans un cas comme dans l’autre, ils présenteront quatre épreuves communes aux deux concours. Ensuite, les candidats à l’ENS Ulm passeront une épreuve « à option » et une épreuve « spécifique » de langue et culture ancienne ; les candidats à l’ENS Lyon passeront une épreuve de « spécialité » et feront une composition de géographie.
Les écoles qui font partie de la Banque d’Épreuves Littéraires se servent des notes obtenues à ces épreuves pour leur recrutement spécifique.
Il n’est pas possible de doubler l’année d’hypokhâgne.
A chaque semestre échu, les élèves bénéficient, sur avis du conseil de classe, de crédits d’enseignement (ECTS) structurant les cursus post-bac de l’enseignement universitaire. Une autorisation de passage en seconde année conduit à l’octroi des 60 ECTS de la première année d’un cursus universitaire (L1). Au terme de leur seconde année, les élèves bénéficient d’un crédit d’enseignement de 120 ECTS correspondants aux L1 et L2 des cursus universitaires, crédit le plus souvent assorti d’une mention A « très bien ». 
Assiduité, participation, aptitude à tirer profit des conseils , régularité et progression dans les résultats sont les qualités prises en compte, plus que les notes qui sont données en référence aux concours.
C’est l’Université auprès de laquelle l’inscription est sollicitée qui valide ces crédits d’enseignement.
Enfin, de plus en plus, les universités françaises ou européennes dans le cadre de la LMD accordent, au vu du dossier, tout ou partie de la licence aux élèves ayant mené à bien une troisième année en redoublant pour améliorer leurs résultats de concours.
Ainsi, les années d’hypokhâgne puis de khâgne offrent une possibilité valorisante de poursuivre des études supérieures dans de grandes écoles comme au sein des universités . Elles permettent de gagner en temps et en efficacité dans une formation personnelle, universitaire et, ultérieurement, professionnelle.
 

Disciplines enseignées

 
 
La formation repose sur une indispensable pluridisciplinarité : écrire, s’exprimer aisément, comprendre et s’adapter à des situations aussi variées que complexes, maîtriser des langues étrangères ou anciennes sont des compétences propres aux littéraires.
La pratique d’un sport permet d’assurer un équilibre de vie durant ce temps de travail intense.
Les programmes et horaires sont définis nationalement et scrupuleusement respectés.
Les enseignements sont ainsi répartis chaque semaine : 
 
 
 
 
En 2e année, les spécialités proposées au Lycée Malherbe pour le concours de l’ENS Ulm sont : philosophie, lettres classiques, lettres modernes, théâtre.
Les spécialités pour le concours de l’ENS Lyon sont : philosophie, lettres modernes, anglais, histoire-géographie, théâtre.
 
 
Les langues vivantes enseignées au lycée sont : l’Allemand, l’Anglais, l’Espagnol, l’Italien et, en fonction des effectifs : l’Arabe, le Chinois.
L’ensemble de ces matières est dispensé dans un grand esprit d’ouverture. La culture générale que l’on y acquiert est aujourd’hui très appréciée, l’étude de deux langues vivantes étrangères et leur approche civilisationnelle, la réflexion sur le monde via les sciences humaines sont des atouts certains lorsqu’il faut rédiger un dossier, faire une synthèse ou s’exprimer en public. L’étude d’une langue ancienne est le gage d’une rigueur de pensée et d’une solidité de la culture très apprécié également, notamment au niveau international.
 

Le travail

 
 
Comme dans toute préparation à un concours, le nombre d’heures de cours est important, l’assiduité fondamentale et le travail personnel autonome indispensables à la compréhension approfondie d’un texte. Il faut donc avoir une réelle capacité de travail et une vraie motivation au-delà de l’enthousiasme de la découverte .
L’exercice du sens critique passe souvent par la remise en cause de soi-même ; il faut apprendre à tirer le meilleur parti des cours, des devoirs et des interrogations.
L’acquisition de ces connaissances et des méthodes de travail est soutenue par des évaluations fréquentes : devoirs en temps surveillé ou libre, concours blancs, interrogations orales ou colles assurés par les professeurs.
La qualité de la préparation aux concours d’entrée aux différentes écoles doit aussi beaucoup à l’investissement des professeurs qui accompagne le projet spécifique de chacun.
 

Concours et débouchés

 
 
Pour accéder à une grande école, il faut se présenter à un concours que l’on prépare pendant deux ans, celui de la BEL.
La Banque d’Epreuves Littéraires a été crée en 2008 ; elle est constituée des épreuves d’admissibilité aux ENS. Elle permet à tous les étudiants de classe préparatoire littéraire de tirer profit d’une formation intense et de haut niveau dans des écoles ou des formations très variées. Elle renouvelle les possibilités d’avenir offertes aux étudiants.
Les épreuves proposées sont : contraction de texte, étude et synthèse de textes, première et deuxième langue, dissertations de littérature, de philosophie, d’histoire, option langue ancienne ou géographie. Elles portent sur les programmes des classes préparatoires littéraires deuxième année. 
 
Tous les étudiants ne rentrent pas à l’Ecole Normale qui offre au plus 160 places par année aux meilleurs. Dans le cadre de la BEL, les concours d’entrée et formation possibles étaient en 2012 : 
  • le CELSA, école des hautes études en sciences de l’information et de la communication (Université Paris-Sorbonne)
  • les différents Instituts d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence, Lille, Lyon, Rennes et Toulouse,
  • l’Institut Supérieur du management public et politique - ISMaPP,
  • l’école supérieure d’interprètes et de traducteurs -ESIT,
  • l’Institut de management et de communication interculturels - ISIT,
  • l’Ecole Nationale des Chartes,
  • les écoles de commerce et de management recrutant sur la Banque des épreuves écrites - BCE (25 écoles parmi lesquelles HEC, ESSEC, EM Normandie…) ou sur la banque de concours ECRICOME (6 écoles). Certaines écoles comme HEC ou l’ESSEC avaient déjà depuis 1990 une voie de concours réservée aux littéraires.
 
La liste des écoles entrées dans la BEL est appelée à évoluer.
 
Tous les étudiants ne rentrent pas à l’Ecole Normale pour être enseignant-chercheur : les Ecoles Normales offrent au plus 250 places par année aux meilleurs. Mais tous peuvent valoriser leur travail, leurs lectures, l’apprentissage du raisonnement transdisciplinaire, celui de la rédaction précise en poursuivant leurs études dans une école citée ci-dessous. 
 
 
Le lycée Malherbe a signé une convention d’admission sur dossier avec l’IEP de Rennes et l’ISIT qui lui réservent chaque année quelques places.
L’entrée dans un IEP permet d’envisager une carrière dans les administrations publiques, les affaires européennes ou internationales, le domaine culturel, de la communication ou des médias, le pilotage de projets économiques ou non dans les domaines de l’humain .
 
La possibilité d’entrer dans une École Supérieure de Commerce ou de management ouvre des débouchés très divers où l’esprit de synthèse, l’argumentation, le sens de la nuance sont indispensables dans la vie de l’entreprise. Il ne s’agit pas d’y faire de la vente, des mathématiques ou de l’économie mais d’agir dans un milieu où les valeurs culturelles, la communication et les relations humaines sont primordiales. 
Les secteurs de l’édition, de la production artistique, du management culturel, de l’audiovisuel ont aussi besoin de bons rédacteurs et de profils formés aux humanités. La culture générale, la capacité à comprendre l’autre, à analyser des situations trouvent leur application concrète. au sein d’un service de ressources humaines, de communication, d’une maison d’édition, ou de production artistique, par exemple.
 
Ainsi, les élèves qui ont des points forts en lettres, sciences humaines et langues vivantes, les étudiants issus de khâgne, ont par la suite de très bonnes chances d’effectuer le parcours qu’ils désirent au sein d’une entreprise publique qu’elle soit publique , privée ou d’un département de recherche.
 

 

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