1- Description de la BCPST

lundi 29 juillet 2019 , par BCPST

Description des deux années de BCPST (organisation, horaires, programmes...) et témoignages d’anciens étudiants.


Les classes préparatoires BCPST préparent les concours en 2 ans.
C’est une formation très exigeante mais très enrichissante, au point de vue scientifique, au point de vue acquisition de méthodes de travail efficaces et au point de vue personnel, avec la création de liens solides entre les étudiants ainsi qu’avec les enseignants.
Le contrôle est continu, avec des interrogations écrites et orales ("colles") nombreuses et régulières.
Les matières scientifiques sont enseignées par des professeurs ayant en charge exclusivement leur classe, ce qui permet un suivi important et personnalisé de chaque étudiant.

Au lycée Malherbe, il y a deux classes de BCPST de chaque année, ce qui représente 96 places en 1ère année et 96 places en 2ème année.
Toutes les classes préparent aux mêmes concours.
a- Organisation des deux années de BCPST
b- Horaires d’enseignement en BCPST
c- Programmes d’enseignement de BCPST
d- Témoignages d’anciens étudiants
e- Autres sites à consulter
 

a- Organisation des deux années de BCPST :

- La 1ère année est consacrée aux cours et est organisée en deux semestres, chacun terminé par un conseil de classe. Des sorties géologiques et botaniques sont organisées en fin d’année (le granite de Flamanville et la Baie du Mont Saint-Michel).
- La 2ème année est constituée d’1,5 semestres consacrés aux cours, suivis des écrits des concours (mi-avril – mi-mai), puis d’1 mois de préparation des oraux, suivi des oraux (mi-juin – mi-juillet). Une grande sortie géologique et botanique est organisée en début d’année (les Alpes, l’Auvergne, l’île de Groix... selon la classe et les années).
- Au cours de la 2ème année et jusqu’à la fin des épreuves, les étudiants de 2ème année font des vœux d’écoles (3- Les débouchés : les écoles). En fonction de leur classement aux concours et de l’ordre de leurs vœux, ils sont appelés par les écoles au cours de l’été (fin juillet – début septembre).
Après avis du conseil de classe, la deuxième année peut être redoublée (faire « 5/2 »), soit car l’étudiant n’a pas obtenu d’école du tout, soit car il souhaite retenter les concours pour en obtenir une qui lui plaît davantage.

 

b- Horaires d’enseignements en BCPST :

- Répartition de l’enseignement en 1ère année :

- Les horaires détaillés des deux années de BCPST :

Première année

Deuxième année

Cours
TP
TD
Total
Cours
TP
TD
Total
SVT
5h
3h
8h
4,5h
2,5h
7h
Physique-Chimie
4h
2h
1h
7h
4,5h
2h
1h
7,5h
Mathématiques
5h
3h
8h
5h
2h
7h
Informatique
1,5h
1,5h
1,5h
1,5h
TIPE*
1h
1h
2h
2h
Français-Philosophie
2h
2h
2h
2h
Anglais**
2h
2h
2h
2h
Géographie
0,5h
1h
1,5h
TOTAL
29,5h
30,5h
LV2*** (facultative)
2h
2h
EPS (facultatif)
Plusieurs créneaux sont ouverts aux étudiants de classes préparatoires (toutes filières confondues)

* TIPE (Travaux d’Initiative Personnelle Encadrés) : ressemblent aux TPE de Première S (bac 2020), avec davantage d’autonomie, d’apports personnels des étudiants et une démarche scientifique plus approfondie.

** L’anglais étant la langue obligatoire pour les concours Agro-Véto et G2E, tous les étudiants doivent suivre les enseignements d’anglais. Pour le concours ENS, ils peuvent choisir de présenter une autre langue.

*** Les LV2 disponibles au lycée Malherbe sont l’allemand, l’espagnol et l’italien. Elles peuvent être présentées aux concours Agro-Véto et G2E (points au-dessus de 10, coef. 1 au concours Agro-Véto et coef. 2 au concours G2E).

 


- Exemple de l’emploi du temps d’une semaine d’un étudiant de BCPST 1ère année à Malherbe :

Les colles sont en alternance, d’une semaine sur l’autre : SVT + anglais (une semaine sur 4 seulement pour l’anglais) / Physique-Chimie + Maths.
Les horaires des colles varient toutes les semaines car les étudiants passent successivement avec tous les colleurs d’une même matière selon un calendrier donné en début d’année appelé "colloscope".

 

c- Programmes d’enseignement des deux années de BCPST :

Les programmes d’enseignement sont des programmes nationaux, parus au Bulletin Officiel de l’Éducation nationale :
- Programme de SVT (1ère et 2ème année) ; site internet de l’enseignante de SVT de BCPST 1B
- Programme de Physique-Chimie : 1ère année ; 2ème année
- Programme de Mathématiques et Informatique : 1ère année ; 2ème année
- Programme de Français-Philosophie : change tous les ans, identique pour toutes les filières scientifiques
- Programme de Langues vivantes
- Programme de Géographie (2ème année uniquement)

 

d- Témoignages d’anciens étudiants

Ces deux années de prépa ont certainement été pour moi les plus intenses en apprentissage jusqu’ici, et cela m’a permis d’acquérir rapidement de bonnes méthodes de travail et de la rigueur. Je suis arrivée sans objectif précis, si ce n’est de travailler sérieusement pour au final toujours avoir le choix et ne rien regretter. J’ai très vite vu que cette prépa offrait de nombreuses possibilités en termes de poursuites d’études ce qui m’a rassurée et m’a poussée à travailler, bien que le rythme soit assez difficile à tenir (colles deux fois par semaine !). Par ailleurs, je pense qu’être à l’internat est un véritable avantage pour ce qui est de l’organisation et aussi pour la bonne ambiance et la solidarité entre étudiants. En tout cas cela m’a permis d’avoir au final un bon souvenir de la prépa même si certains moments ont été difficiles.

Léna T., qui a intégré Montpellier Sup Agro.
 

Après avoir fait 3 ans de prépa BCPST au Lycée Malherbe (5/2) j’ai intégré l’école de mes rêves ! On ne cesse de répéter que ce sont des années difficiles, où il faut donner tout le temps dont nous disposons pour travailler, et c’est vrai. C’est un investissement très important en temps. Il faut être motivé pour surmonter les moments compliqués mais ça vaut véritablement le coup ! Avec le recul, je trouve que c’est une chance de faire une prépa BCPST car les enseignements sont variés ce qui permet de s’ouvrir à plein de sujets scientifiques et à plein de formations professionnelles que je ne soupçonnais même pas.
La prépa à Malherbe c’est aussi l’occasion de rencontrer de superbes personnes et de créer de belles amitiés parce que la compétition est inexistante !

Ema C. (5/2), qui a intégré Véto Nantes.
 

Mes deux années en prépa BCPST ont été à peu près comme je m’y attendais. C’est très fatigant, mentalement à cause du stress permanent, et physiquement à cause des grosses journées où on enchaîne les cours, les colles et le travail personnel en rentrant chez soi, et des DS du samedi matin.
Etre très bien organisé permet non seulement de caser quelques créneaux d’activités hors prépa mais aussi de canaliser le stress ; or à quelques semaines des concours, c’est utile de savoir canaliser le stress. C’est très important de travailler efficacement pour travailler moins longtemps, ça permet de se coucher plus tôt, de faire du sport etc. Personnellement, je privilégiais les nuits complètes et le sport au travail nocturne prolongé.
Même si j’étais vraiment (vraiment) heureuse d’en avoir fini avec la BCPST, je ne regrette pas d’être passée par cette voie puisque l’on étudie plein de choses différentes et que l’on nous pousse au maximum de nos capacités.

Jeanne G., qui a intégré AgroParisTech.
 

La BCPST est de mon point de vue une formation exigeante en cela qu’elle nécessite un investissement important pendant 2 à 3 ans. J’y ai acquis de solides méthodes de travail ainsi qu’une bonne culture scientifique. En particulier, les programmes denses en maths et physique chimie permettent de suivre correctement les cours de sciences de l’ingénieur dispensés en école d’agro (les gens venant de la fac/IUT ont plus de mal).
J’ai personnellement toujours eu beaucoup de mal à rentrer dans le moule de la prépa et à travailler de longues heures le soir et le week end mais malgré cela je ne regrette pas d’avoir choisi cette formation. Même s’il y a beaucoup de désagréments (fatigue, lassitude, manque de motivation, de temps pour voir ses amis faire la fête, etc.), je pense que la BCPST vaut le coup et notamment pour les gens comme moi feignants de nature qui ne travaillent pas ou peu au lycée : la prépa permet un peu de se cadrer et offre des débouchés variés et intéressants (si j’avais été à la fac après le bac je serais peut être toujours en L1...).
Mon conseil pour les lycéens qui hésitent à faire prépa : essayez au moins, si jamais vous vous rendez compte que ce n’est pas pour vous, ce n’est pas grave, vous pourrez partir ailleurs et vous n’aurez rien perdu ; et si vous vous rendez compte que la formation vous correspond, vous avez tout à gagner. En particulier pour ceux qui sont allergiques au travail : j’étais comme vous au lycée (je le suis toujours d’ailleurs...) et quand je suis rentré en prépa je pensais ne faire qu’un semestre et partir à la fac. Au final j’ai fait 3 ans et je ne regrette rien.

Adrien L. (5/2), qui a intégré AgroParisTech.
 

J’ai fait 2 ans de prépa BCPST au lycée Malherbe avant d’intégrer l’ENS de Lyon. Pour moi, la prépa a été 2 années de travail de plus en plus intense où il fallait vraiment que je fasse attention à bien garder mon rythme de sommeil et une activité physique pour garder le moral. Mais la prépa m’a aussi permis d’apprendre à travailler vite, efficacement et à bien m’organiser et ceci dès la première année. J’ai également appris à gérer mon stress et particulièrement à l’oral car on a 2 colles par semaine qui permettent de voir si on a bien compris le cours et parfois d’aller plus loin. Effectivement la prépa c’est difficile mais l’ambiance au lycée Malherbe aide vraiment à aller jusqu’au bout. Les profs sont toujours prêts à donner des conseils. Je pense que la prépa reste un chemin privilégié pour intégrer les grandes écoles.

Bénédicte G, qui a intégré l’ENS Lyon.
 

Que dire de la prépa ? Son quotidien prenant aussi bien physiquement que moralement t’oblige constamment à ne rien lâcher. Le rythme des cours peut être difficile à trouver, surtout en 2ème année lorsque l’on passe la vitesse supérieure. Mais je reste convaincu que si tu restes suffisamment lucide pour te souvenir de tes objectifs, que tu crois en toi, et que tu bosses jusqu’au bout, tu as tes chances. Et il faut dire que les amis que tu te feras en prépa te feront toujours garder le moral.

Pierre L. (5/2), qui a intégré AgrocampusOuest.
 

Si elles ne sont pas insurmontables, ces deux années ont été les plus dures de ma scolarité, aussi bien concernant le niveau/la quantité de travail que d’un point de vue plus psychologique. Il y a évidemment une grande marche entre le lycée et la BCPST1 mais ce qu’on ne réalise pas forcément c’est que cette marche est encore plus grande entre la première et la deuxième année. Il faut bien réfléchir avant de s’engager dans cette voie. Mais je considère que la première année est une expérience particulièrement enrichissante et n’est en aucun cas perdue même si elle est suivie d’une réorientation. Il est possible (et recommandé !) de continuer à faire du sport : j’en faisais moins mais toujours au minimum deux heures par semaine. Il m’a par contre été impossible de continuer toutes mes autres activités comme le dessin, la danse et assez difficile de consacrer autant de temps que j’aurais souhaité du côté amical/sentimental/familial. Faire une prépa dans de bonnes conditions, pour moi, suppose d’avoir un soutien de ses proches, de réussir à se mettre rapidement et efficacement au travail (à très long terme !), de gérer son stress, de supporter d’abandonner une bonne partie de sa vie pendant deux ou trois ans pour mieux en profiter après et surtout de trouver le moyen de toujours raviver sa motivation !

Lucie C. qui a intégré AgrocampusOuest (cursus Paysage-Horticulture).
 

e- Autres sites à consulter :

- site de l’UPA (association des professeurs enseignant en classe préparatoire BCPST, TB et ATS) ;
- pages de l’ONISEP sur les BCPST : la prépa BCPST ; ma première année en prépa BCPST ;
- page du site Inspire orientation sur les BCPST ;
- pages de l’Etudiant sur les BCPST : la rentrée en prépa BCPST.


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