2- Procédure d’admission en BCPST à Malherbe

jeudi 11 octobre 2018 , par BCPST

Profils d’étudiants, procédure d’admission, frais de scolarité, consignes pour la rentrée, vie en prépa, témoignages d’anciens étudiants...

a- Profil requis

Les classes préparatoires concernent les élèves curieux, qui aiment savoir, comprendre en profondeur, réfléchir aux connaissances qu’ils reçoivent. Elles demandent donc de bonnes capacités de travail, du sérieux, de la persévérance et de la motivation.

Les classes préparatoires BCPST s’adressent à :
- des élèves intéressés par les débouchés de cette filière (vétérinaire, ingénieur ou chercheur dans les domaines de l’agronomie, de la géologie, de l’environnement... 3- Débouchés) ;
- ou des élèves qui n’ont pas de projets précis mais aiment les sciences et en particulier les Sciences de la Vie et de la Terre et qui souhaitent avoir encore deux années pour mûrir leur choix.
Pour être admis en classe préparatoire BCPST, il faut donc avoir un bon niveau en sciences (SVT, Physique-Chimie et Mathématiques) ainsi qu’un niveau suffisant dans les matières littéraires (Français, Philosophie et Langues vivantes), toutes ces matières faisant l’objet d’épreuves aux différents concours.
Il n’y a pas de recommandation quant à la spécialité de Terminale S : toutes abordent des domaines qui seront revus dans les programmes de BCPST.

 

b- Procédure d’admission

La procédure d’admission se fait sur la plateforme Parcoursup. La voie "CPGE BCPST" constitue 1 voeu multiple dans lequel il est possible de mettre 10 sous-voeux qui sont 10 établissements possédant des BCPST (les voeux avec et sans internat constituent 1 même sous-voeu).
L’ordre d’appel sur Parcoursup dépendant du classement des dossiers reçus, mais aussi du classement pour l’internat qui intègre d’autres critères, il est conseillé de faire les voeux avec et sans internat, pour savoir si votre dossier est sélectionné, indépendamment des critères de l’internat.

Les enseignants de BCPST du lycée Malherbe, comme dans tous les lycées, classent les candidatures qu’ils reçoivent selon les critères qui sont indiqués sur Parcoursup : certaines candidatures sont acceptées (réponse de l’établissement : "oui" ou "en attente" selon le classement) et d’autres sont refusées, les classes préparatoires étant des filières sélectives (réponse de l’établissement : "non").
Si la proposition faite par l’établissement vous convient, vous l’acceptez (réponse de l’élève : "oui"). Vous pouvez maintenir "en attente" d’autres voeux qui auraient votre préférence et supprimer ce "oui" plus tard, quand vous aurez reçu une proposition qui vous plaît davantage.
Au fur et à mesure des "je renonce" des candidats, Parcoursup envoie des propositions à de nouveaux candidats classés plus loin sur la liste d’attente.
Seuls les élèves ayant répondu "oui" et n’ayant plus aucun autre voeu en attente pourront recevoir par mail un dossier d’inscription. Le lycée étant public, il n’y a pas de frais d’inscription (cf. ci-dessous pour les frais d’inscription à l’université).

 

c- Frais de scolarité

Le lycée Malherbe étant un lycée public, la scolarité y est gratuite. Les étudiants sont cependant légalement obligés, après la rentrée (octobre-novembre), de s’inscrire dans une Université. Cette inscription est payante (170 euros + 90 euros de CEVEC en 2018 dans toutes les Universités) sauf pour les boursiers (même à l’échelon 0).
Le lycée Malherbe a établi une convention avec :
- l’Université de Caen : la convention ; Université de Caen
- la faculté des Sciences et Ingénierie de Sorbonne Université (Pierre et Marie Curie, Paris 6) : la convention ; Sorbonne Université
Une convention est en cours de réalisation avec l’Université Renne 1.
L’inscription dans une université donne aux étudiants l’accès aux ressources pédagogiques (Bibliothèque universitaire, ressources numériques) et péri-scolaires (activités sportives) de l’université.
Au cours des premiers mois suivant la rentrée, les enseignants aident les étudiants à choisir l’université dans laquelle s’inscrire en fonction de leurs critères personnels.

 

d- Une fois admis, indications concernant le travail avant la rentrée

BCPST - Rentrée 2018
 

e- La vie en CPGE à Malherbe

Différentes modalités sont possibles (tarifs 2018/2019) :
- l’internat (page internat) : il dispose de 220 chambres individuelles réservées aux étudiants de CPGE, dont 33 places réservées pour les étudiants de BCPST 1ère année (des chambres sont libérées en cours d’année donc disponibles pour des étudiants en liste d’attente) ; la sélection des dossiers de demande d’internat tient compte des résultats scolaires, de l’éloignement et de la situation familiale et sociale ; il est fermé le week-end  ;
- l’internat-externé : les étudiants sont logés "en ville" (une liste d’adresses est disponible à l’accueil du lycée) et peuvent prendre leur petit-déjeuner, leur déjeuner et leur dîner au lycée ; ils ont accès à des salles de travail en attendant les cours ou le dîner ;
- la demi-pension : les étudiants sont logés "en ville" (une liste d’adresses est disponible à l’accueil du lycée) et peuvent prendre leur déjeuner au lycée ; étant donné qu’il y a cours le mercredi après-midi, il vaut mieux s’inscrire en demi-pension 5 jours.

 

f- Témoignages d’anciens étudiants

Ces deux années de prépa ont certainement été pour moi les plus intenses en apprentissage jusqu’ici, et cela m’a permis d’acquérir rapidement de bonnes méthodes de travail et de la rigueur. Je suis arrivée sans objectif précis, si ce n’est de travailler sérieusement pour au final toujours avoir le choix et ne rien regretter. J’ai très vite vu que cette prépa offrait de nombreuses possibilités en termes de poursuites d’études ce qui m’a rassurée et m’a poussée à travailler, bien que le rythme soit assez difficile à tenir (colles deux fois par semaine !). Par ailleurs, je pense qu’être à l’internat est un véritable avantage pour ce qui est de l’organisation et aussi pour la bonne ambiance et la solidarité entre étudiants. En tout cas cela m’a permis d’avoir au final un bon souvenir de la prépa même si certains moments ont été difficiles.

Léna T., qui a intégré Montpellier Sup Agro en 2017.
 

Après avoir fait 3 ans de prépa BCPST au Lycée Malherbe (5/2) j’ai intégré l’école de mes rêves ! On ne cesse de répéter que ce sont des années difficiles, où il faut donner tout le temps dont nous disposons pour travailler, et c’est vrai. C’est un investissement très important en temps. Il faut être motivé pour surmonter les moments compliqués mais ça vaut véritablement le coup ! Avec le recul, je trouve que c’est une chance de faire une prépa BCPST car les enseignements sont variés ce qui permet de s’ouvrir à plein de sujets scientifiques et à plein de formations professionnelles que je ne soupçonnais même pas.
La prépa à Malherbe c’est aussi l’occasion de rencontrer de superbes personnes et de créer de belles amitiés parce que la compétition est inexistante !

Ema C. (5/2), qui a intégré Véto Nantes en 2017.
 

Mes deux années en prépa BCPST ont été à peu près comme je m’y attendais. C’est très fatigant, mentalement à cause du stress permanent, et physiquement à cause des grosses journées où on enchaîne les cours, les colles et le travail personnel en rentrant chez soi, et des DS du samedi matin.
Etre très bien organisé permet non seulement de caser quelques créneaux d’activités hors prépa mais aussi de canaliser le stress ; or à quelques semaines des concours, c’est utile de savoir canaliser le stress. C’est très important de travailler efficacement pour travailler moins longtemps, ça permet de se coucher plus tôt, de faire du sport etc. Personnellement, je privilégiais les nuits complètes et le sport au travail nocturne prolongé.
Même si j’étais vraiment (vraiment) heureuse d’en avoir fini avec la BCPST, je ne regrette pas d’être passée par cette voie puisque l’on étudie plein de choses différentes et que l’on nous pousse au maximum de nos capacités.

Jeanne G., qui a intégré AgroParisTech en 2017.
 

La BCPST est de mon point de vue une formation exigeante en cela qu’elle nécessite un investissement important pendant 2 à 3 ans. J’y ai acquis de solides méthodes de travail ainsi qu’une bonne culture scientifique. En particulier, les programmes denses en maths et physique chimie permettent de suivre correctement les cours de sciences de l’ingénieur dispensés en école d’agro (les gens venant de la fac/IUT ont plus de mal).
J’ai personnellement toujours eu beaucoup de mal à rentrer dans le moule de la prépa et à travailler de longues heures le soir et le week end mais malgré cela je ne regrette pas d’avoir choisi cette formation. Même s’il y a beaucoup de désagréments (fatigue, lassitude, manque de motivation, de temps pour voir ses amis faire la fête, etc.), je pense que la BCPST vaut le coup et notamment pour les gens comme moi feignants de nature qui ne travaillent pas ou peu au lycée : la prépa permet un peu de se cadrer et offre des débouchés variés et intéressants (si j’avais été à la fac après le bac je serais peut être toujours en L1...).
Mon conseil pour les lycéens qui hésitent à faire prépa : essayez au moins, si jamais vous vous rendez compte que ce n’est pas pour vous, ce n’est pas grave, vous pourrez partir ailleurs et vous n’aurez rien perdu ; et si vous vous rendez compte que la formation vous correspond, vous avez tout à gagner. En particulier pour ceux qui sont allergiques au travail : j’étais comme vous au lycée (je le suis toujours d’ailleurs...) et quand je suis rentré en prépa je pensais ne faire qu’un semestre et partir à la fac. Au final j’ai fait 3 ans et je ne regrette rien.

Adrien L. (5/2), qui a intégré AgroParisTech en 2017.
 

J’ai fait 2 ans de prépa BCPST au lycée Malherbe avant d’intégrer l’ENS de Lyon. Pour moi, la prépa a été 2 années de travail de plus en plus intense où il fallait vraiment que je fasse attention à bien garder mon rythme de sommeil et une activité physique pour garder le moral. Mais la prépa m’a aussi permis d’apprendre à travailler vite, efficacement et à bien m’organiser et ceci dès la première année. J’ai également appris à gérer mon stress et particulièrement à l’oral car on a 2 colles par semaine qui permettent de voir si on a bien compris le cours et parfois d’aller plus loin. Effectivement la prépa c’est difficile mais l’ambiance au lycée Malherbe aide vraiment à aller jusqu’au bout. Les profs sont toujours prêts à donner des conseils. Je pense que la prépa reste un chemin privilégié pour intégrer les grandes écoles.

Bénédicte G, qui a intégré l’ENS Lyon en 2017
 

Que dire de la prépa ? Son quotidien prenant aussi bien physiquement que moralement t’oblige constamment à ne rien lâcher. Le rythme des cours peut être difficile à trouver, surtout en 2ème année lorsque l’on passe la vitesse supérieure. Mais je reste convaincu que si tu restes suffisamment lucide pour te souvenir de tes objectifs, que tu crois en toi, et que tu bosses jusqu’au bout, tu as tes chances. Et il faut dire que les amis que tu te feras en prépa te feront toujours garder le moral.

Pierre L. (5/2), qui a intégré AgrocampusOuest en 2017.
 

Si elles ne sont pas insurmontables, ces deux années ont été les plus dures de ma scolarité, aussi bien concernant le niveau/la quantité de travail que d’un point de vue plus psychologique. Il y a évidemment une grande marche entre le lycée et la BCPST1 mais ce qu’on ne réalise pas forcément c’est que cette marche est encore plus grande entre la première et la deuxième année. Il faut bien réfléchir avant de s’engager dans cette voie. Mais je considère que la première année est une expérience particulièrement enrichissante et n’est en aucun cas perdue même si elle est suivie d’une réorientation. Il est possible (et recommandé !) de continuer à faire du sport : j’en faisais moins mais toujours au minimum deux heures par semaine. Il m’a par contre été impossible de continuer toutes mes autres activités comme le dessin, la danse et assez difficile de consacrer autant de temps que j’aurais souhaité du côté amical/sentimental/familial. Faire une prépa dans de bonnes conditions, pour moi, suppose d’avoir un soutien de ses proches, de réussir à se mettre rapidement et efficacement au travail (à très long terme !), de gérer son stress, de supporter d’abandonner une bonne partie de sa vie pendant deux ou trois ans pour mieux en profiter après et surtout de trouver le moyen de toujours raviver sa motivation !

Lucie C. qui a intégré AgrocampusOuest (cursus Paysage-Horticulture) en 2017.
 

Documents joints

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