Candidater en prépa littéraire : Foire Aux Questions

samedi 16 janvier 2021 , par Proviseur

Pourquoi candidater en prépa littéraire ? Qu’y apprendra-t-on et selon quelles modalités ? Vous trouverez ici les réponses aux questions récurrentes que se posent les lycées.

Pourquoi choisir une prépa littéraire ?

Même sans savoir exactement à quoi cela correspond, tout le monde a entendu parler de la CPGE Littéraire. C’est une formation exigeante et gratifiante qui est largement reconnue dans le monde académique de même que dans les recrutements professionnels. Un-e étudiant-e passé-e par l’Hypokhâgne et la Khâgne est quelqu’un chez qui on peut trouver une solide culture générale, une maîtrise de plusieurs disciplines, des qualités d’analyse, de rédaction et de synthèse, et des habitudes de travail ainsi que des méthodes qui restent utiles longtemps après la fin de la formation ! Dans plusieurs concours présents dans les études supérieures (concours de l’enseignement, concours de l’administration et de la fonction publique territoriale, formations sélectives) on retrouve invariablement une forte proportion de gens passés par la « prépa Lettres ». Ces deux années où reste enseigné un large éventail de disciplines permettent aussi de prolonger le temps accordé au choix des études, à la précision d’un projet académique ou professionnel. On se familiarise avec des approches intellectuelles variées, on découvre des contenus stimulants et nouveaux, on noue des amitiés durables et enrichissantes.

Quelle formation de départ est nécessaire ? Aurai-je le niveau ? Quel profil est recherché ? Comment recrute-t-on ?

La Classe Préparatoire aux Grandes Écoles littéraire, aussi appelée Hypokhâgne/Khâgne, est ouverte à tout-e titulaire du Baccalauréat, quelles que soient les spécialités choisies en Première et Terminale. Toutes les combinaisons sont acceptées, y compris, par exemple, les spécialités scientifiques. La sélection des candidat-e-s se fait sur dossier, sur la base des bulletins de première et de terminale, et notamment des résultats, appréciations et avis qu’ils comportent. Le profil recherché est celui d’une personne dotée d’une solide capacité de travail, d’un intérêt notable pour les disciplines littéraires (lettres, langues, sciences humaines, philosophie), et de curiosité intellectuelle. Les dossiers communiqués par Parcoursup sont étudiés par l’équipe pédagogique, afin d’appeler les candidat-e-s dont le profil est adapté. Il faut oser candidater : le caractère préparatoire de ces classes vise justement à donner les moyens d’exceller ensuite.

Quelle est l’organisation du travail ? De la semaine ? De l’année ?

Une semaine de cours comporte une trentaine d’heures de cours, en français, histoire, géographie, philosophie, langues vivantes (deux, en première année), langues anciennes. Il s’y ajoute des options (enseignements obligatoires, mais à choisir parmi plusieurs propositions), qui permettent d’augmenter l’horaire d’une ou deux disciplines ou d’en découvrir une autre, suivant l’intérêt et le projet d’études. La deuxième année permet une approche accrue d’une discipline en particulier, parmi l’ensemble. L’évaluation est régulière, aussi bien à l’écrit (devoirs et concours blancs) qu’à l’oral (des séances de « colles/khôlles », où un-e élève présente à un-e examinat-eur-rice le résultat de sa préparation d’un sujet). Ce rythme régulier permet de rester bien à jour de ses apprentissages à mesure que l’année avance, tout en donnant un aperçu régulier des progrès.

Quels sont les débouchés ?

La CPGE littéraire a pour vocation première de préparer aux concours d’entrée dans les grandes écoles littéraires que sont les Écoles Normales Supérieures (ENS) de Paris (Ulm), Lyon, ou Saclay (ex-Cachan) pour les étudiant-e-s anglicistes. La formation est donc axée sur l’esprit et les exigences de ces concours. Ces écoles, dont la réputation est internationale, préparent à l’enseignement et à la recherche, et peuvent aussi mener à toutes sortes de carrières prestigieuses, de la diplomatie aux arts, de la haute administration à l’édition et à la médiation culturelle.
Les études en CPGE littéraire permettent également de préparer dans d’excellentes conditions d’autres concours, tels ceux des Instituts d’Études Politiques (IEP, aussi nommés « Sciences-Po »), divers concours d’écoles de commerce et de management (qui partagent même certaines de leurs épreuves écrites avec les ENS), d’écoles de journalisme, de traduction et interprétariat, de communication. Ces écoles sont réunies dans la BEL (Banque d’Epreuves Littéraires) qui met en commun certaines épreuves écrites des concours des ENS : ainsi, une seule série d’épreuves pourra servir à prétendre à diverses formations, choisies à l’inscription à cette banque d’épreuve. Chaque école ou formation va utiliser les résultats du/de la candidat-e dans cette banque commune pour opérer son propre recrutement.
Il arrive aussi que des étudiant-e-s issu-e-s de CPGE Littéraires passent et réussissent des concours de l’École du Louvre (conservation et muséologie), de conservatoires de théâtre, et d’autres encore.
Beaucoup d’étudiant-e-s, après la Khâgne, choisissent d’intégrer l’Université, où les possibilités sont très nombreuses. En poursuivant dans un Master approprié, des multitudes de domaines deviennent envisageables : enseignement, administration, métiers du livre, médiation culturelle, et, bien sûr, recherche en lettres, langues et sciences humaines.

Quels liens existent avec l’université ?

En s’inscrivant dans une CPGE, on s’inscrit également à l’université. Ainsi, à l’issue de la première année (Hypokhâgne), on obtient la validation d’une première année universitaire (L1) dans une des disciplines enseignées au Lycée Malherbe. Il en va de même en deuxième année, de sorte qu’une fois la khâgne finie, on peut, si on le souhaite et sous réserve de résultats convenables, envisager de rejoindre l’Université en L3. L’enseignement dispensé en CPGE Littéraire est d’un niveau post-bac, comparable, en quelque sorte, à celui dispensé à l’Université. Le lien est donc à la fois fort et efficace.

Pourquoi venir à Malherbe pour une Hypokhâgne ?

Le Lycée Malherbe offre des conditions d’accueil très favorables : les classes y sont comparativement peu nombreuses, un internat est disponible, et l’équipe pédagogique est très proche de ses étudiant-e-s. Caen est une grande ville étudiante, qui offre donc à la fois les possibilités d’épanouissement personnel que l’on peut en attendre, en plus d’infrastructures favorables à l’étude et à au développement des qualités académiques. La CPGE Littéraire du Lycée Malherbe propose par ailleurs un choix de deux langues anciennes (latin et grec), quatre langues vivantes en LVA et LVB (allemand, anglais, espagnol et italien), une option/spécialité études théâtrales, un module de préparation aux IEP, soit une offre de formation variée et étendue.

Puis-je me préparer aux IEP à Malherbe ?

Des modules de préparation, associant cours et entraînement, sont disponibles en vue des concours commun des IEP. Ce concours concerne les IEP d’Aix en Provence, Lille, Rennes, Lyon, Toulouse, Strasbourg, Saint-Germain-en-Laye et comporte trois épreuves : questions contemporaines, histoire, langues. Ce concours commun permet aux élèves d’entrer en première année d’IEP. Le lycée Malherbe a par ailleurs signé une convention avec Sciences Po Rennes qui permet aux élèves de Khâgne (seconde année de prépa littéraire) de se présenter pour entrer à Sciences Po Rennes en seconde année, sans passer d’épreuves écrites, à l’issue d’un entretien avec le jury de l’IEP de Rennes.

Quelle est l’ambiance ? Quels sont les effectifs ? Comment décrire la vie en prépa à Malherbe ?

L’ambiance en Hypokhâgne et Khâgne est marquée par la bienveillance et l’accompagnement de l’équipe enseignante, et par la solidarité et l’esprit d’entraide des étudiant-e-s. La compétition est rare, et quand elle apparaît c’est sous l’aspect d’une saine émulation, ou les plus avancé-e-s aident les autres à les rejoindre. L’esprit général est donc celui d’un groupe soudé, qui profite dans des conditions d’apprentissage très favorables d’enseignements de qualité et d’une formation solide. Une classe comporte une quarantaine d’étudiant-e-s, mais beaucoup d’enseignements sont dispensés en groupes plus restreints. Le Lycée Malherbe comprend deux classes d’hypokhâgne et deux classes de Khâgne.

Quelles langues étrangères puis-je étudier à Malherbe ?

Au lycée Malherbe, il est possible d’étudier l’allemand, l’anglais, l’espagnol et l’italien, aussi bien sous la forme d’une LVA qu’en LVB. Pour ceux et celles que les langues intéressent, il est possible, en deuxième année, de se spécialiser dans une de ces langues. Les cours de langue sont axés sur une approche savante de la langue, associée à une pratique courante. La traduction, la littérature et la civilisation, étudiées comme objets académiques, complètent donc la prise de parole et les productions écrites.

Quelles langues anciennes puis-je étudier ? Dois-je avoir étudié une langue ancienne dans le secondaire ?

L’hypokhâgne comprend dans sa structure un enseignement commun de Langue et Culture Antique, ainsi qu’au moins une langue ancienne, latin ou grec ancien. Ces deux langues peuvent être étudiées comme étudiant-e commençant-e, ou étudiant-e avancé-e. C’est-à-dire que l’on peut, au Lycée Malherbe, prolonger un apprentissage déjà commencé dans le secondaire, ou découvrir une de ces deux langues. Il est à noter que les cours débutants marquent l’opportunité de découvrir une langue ancienne, qui sera souvent importante dans les cursus de lettres, histoire ou philo, pour ceux qui n’auraient pas eu l’occasion de le faire dans de bonnes conditions dans le secondaire.

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