Témoignages d’anciens élèves

samedi 13 février 2021 , par Proviseur

Quelques témoignages d’anciens élèves...
D’autres pourront encore s’y ajouter prochainement...

Les étudiants dont les témoignages figurent ci-dessous ont intégré une école d’ingénieur en 2019.

J’ai passé 2 ans à Malherbe en MPSI/MP avant d’intégrer Télécom Saint-Etienne. L’enseignement est assez difficile mais il est également précieux, une fois en école on voit la différence avec les autres élèves issus d’autres filières. Si le niveau d’exigence nécessaire à la réussite des concours peut sembler déconcertant de prime abord, le fait d’être accompagné tout au long des 2 (ou 3 ans) permet d’en venir à bout. Les retours des enseignants après les DS et les khôlles permettent à chacun d’atteindre son meilleur niveau au moment des épreuves. Même si on n’est pas le premier de la classe en arrivant, tout le monde peut avoir une école en s’accrochant. J’étais à l’internat. Cela a été un vrai plus, on s’y fait des souvenirs et des amis qui restent après la prépa et on se sert les coudes.

Thomas B. (Lycée Aristide Briand, Evreux), Télécom Saint-Etienne, MP 3/2.
 

Je suis du genre d’élève qui est arrivé en prépa MPSI car il avait des facilités en Maths et qu’il ne savait pas à quoi pourrait bien ressembler son futur. Finalement, ces deux ans m’ont permis de m’introspecter. Certes, le rythme est parfois effréné, les connaissances à acquérir nombreuses et j’ai souvent eu le sentiment de ne pas être à la hauteur, mais cela m’a appris à faire preuve de détermination et à m’appliquer. J’ai, au fond, adoré mes années prépa.
A Malherbe, il n’y a que très peu d’esprit de compétition, et il y a un très bon dialogue professeur-élève, ce qui permet de se sentir encore mieux. J’étais en internat, c’est selon moi un gros +, d’une part pour le travail, car nous avions accès aux locaux et pouvions nous entraider, d’autre part pour les repas fournis. Mais c’est surtout pour la cohésion de groupe et les souvenirs qui resteront ancrés que j’ai aimé l’internat. Grâce au large panel d’écoles disponibles après les concours, j’ai pu trouver ma voie à l’ENGEES, spécialisée dans l’eau.

Jérémie M. (Lycée Le Verrier, Saint Lô), ENSGEES, MP 3/2.
 

Je me suis dirigé vers la prépa car je voulais intégrer une école d’ingénieur, mais je ne savais pas encore dans quel domaine, ce qui m’a donc laissé 2 ans de plus pour y réfléchir. Ces années m’ont apporté une rigueur de travail que je n’avais pas auparavant et également une rigueur scientifique solide. Toutefois, elles ont été très intenses, tant par la quantité de travail à effectuer que par son exigence : l’expression "mettre sa vie entre parenthèses" prend ici tout son sens. Heureusement, une très bonne ambiance associée à ma petite famille de l’internat et à quelques footings hebdomadaires m’ont permis de surmonter cela. Tout ceci m’a fait progresser pour finalement intégrer une école bien meilleure que ce que je pensais initialement obtenir et dont je suis aujourd’hui ravi de faire partie.

Clément B. (Lycée Chevalier, Domfront-en-Poiraie), ENSIIE, MP 3/2.
 

"J’ai fait 3 ans de prépa". Voilà une phrase que j’ai eu l’occasion de répéter un grand nombre de fois. En effet, la prépa est supposée se faire en 2 ans, pour ma part je n’ai pas su m’arrêter, et si j’avais pu refaire une année je pense que je l’aurais refaite. Il est cependant clair que la prépa, comme toute filière, présente ses avantages et ses inconvénients.

D’abord les inconvénients : la prépa est un cursus extrêmement dense et demandant une vitesse de travail folle. L’enseignement prodigué varie généralement d’un enseignant à l’autre, mais les attentes sont systématiquement élevées et les professeurs peuvent s’avérer très critiques. Si vous souhaitez vous orienter dans cette filière, soyez prêts à apprendre à gérer votre temps, à être soumis à la pression et au stress, et probablement parfois à pleurer de fatigue et de dégoût.

Néanmoins, ne vous découragez pas ! La prépa est le sanctuaire de la précision, de la logique, de l’esprit critique, de la maturité et de bien d’autres notions qui constituent les plus grands hommes et femmes de notre société. La prépa vous apprendra la rigueur, dans votre regard du monde, dans votre travail et dans votre manière de penser en général. Après 2 (ou 3 pour les plus fous) ans de prépa, vous ne verrez plus le monde de la même façon. Vous serez à même de vous poser les bonnes questions face à toutes les situations, évaluer la qualité de vos réactions et surtout vous serez plus résistants à la pression, à la vitesse, et serez capables de gérer des deadlines aussi absurdes soient-elles.

Ceci vaut pour la prépa en général. En ce qui concerne la prépa MP précisément, l’apport linguistique est incroyable, votre niveau d’anglais explosera et votre niveau de français évoluera sans conteste. L’apport scientifique quant à lui sera démesuré, votre niveau de Maths devrait vous créer une base solide pour les Sciences de l’Ingénieur et la Physique. La Physique que vous aborderez vous forgera aux prémices de la recherche et vous chargera de ressources pour le métier d’ingénieur. Quant aux options, Info ou SI, elles devraient vous permettre d’aborder correctement les requis de l’ingénieur dans ces domaines.

J’ai pour ma part intégré Télécom Physique Strasbourg, une école d’ingénieur spécialisée en Physique, dans l’optique de faire de la recherche en Physique des Particules et Subatomique (en gros les p’tits trucs quoi)

Louis L. (Lycée Marcel Gambier, Lisieux), Télécom Physique Strasbourg, MP 5/2.
 

J’avais choisi de faire une prépa pour me laisser plus de temps de réflexion sur mon projet professionnel : les options SI/Info et le TIPE (=projet de fin de prépa) m’ont permis d’affiner ce choix.
La prépa amène un ensemble de connaissances multidisciplinaires qui forment une base solide pour les futures études. Les devoirs écrits et les khôlles nous apprennent à communiquer et à restituer nos connaissances/analyses.
Indirectement, la prépa nous apprend à organiser notre temps et nos tâches, à gérer le stress, la pression et notre santé (fatigue). Des notions qui seront fondamentales pour notre vie personnelle et professionnelle.
Je n’étais pas à l’internat mais je mangeais le soir au lycée et j’y restais même pour travailler (et rigoler aussi) et je pense que cette ambiance/cohésion de travail m’a beaucoup aidé. Mes meilleurs souvenirs proviennent de cette ambiance.
Par contre, il faut se préparer à avoir une pression et une charge de travail conséquentes ainsi qu’à mettre sa vie personnelle/étudiante de coté.
Aujourd’hui, je trouve que la rigueur et les méthodes obtenues en prépa m’avantagent dans mes études d’ingénieur par rapport à d’autres étudiants (qui n’ont pas fait de CPGE).

Briac T. (Lycée Saint Thomas d’Aquin, Flers), UTC de Compiègne, MP 3/2.
 

Après avoir bien débuté ma prépa au lycée Malherbe, j’ai rencontré de grosses difficultés en fin de première année où l’environnement de la prépa commençait à peser. Cependant, j’ai pu retrouver confiance en moi et un bon niveau en deuxième année grâce à la filière Maths-Physique "classique" (à différencier de la filière "étoile"). Je pense dans mon cas que la MP classique était très adaptée à mon niveau et qu’elle m’a permis de réussir les concours et d’avoir l’école que je désirais. En particulier, je suis certain d’avoir bénéficié d’une excellente préparation aux concours type CCINP. Si mon projet initial était d’intégrer la MP étoile, a posteriori je ne regrette rien. Je suis finalement conscient que j’ai réussi mes concours tant par l’ambiance agréable et motivante donnée par les professeurs et les élèves que par la qualité de la préparation aux concours que je visais.

Allan Q. (Institut Saint-Lô, Agneaux), Grenoble INP - ENSE3, MP 3/2.
 

Je crois que je suis allé en MPSI car mon frère l’avait fait avant moi, et que cela me paraissait être le choix d’études parfait quand on n’a aucune idée de quoi faire et que l’on se débrouille pas trop mal en physique et en maths au lycée.
Sur les années passées en prépa je dirais qu’elles m’ont apporté sérieux et rigueur (ce que j’ai tout de suite perdu en école d’ingénieur) ; je n’ai pas grand chose à dire sur la première année car je n’étais pas très sérieux ni impliqué. Mais pour la MP je dirais que les conditions de travail sont bien adaptées en fonction du niveau de chacun (à savoir entrainements visés pour le concours CCINP ), les professeurs étaient à l’écoute et de bon professeurs (ce qui manque en école d’ingénieur), les cours étaient intéressants et l’ambiance dans la classe était plutôt pas mal ce qui aide pas mal pour supporter la charge de travail, les concours, etc.

Tijani B. (Lycée Louis Liard, Falaise), Grenoble INP - ENSE3, MP 3/2.
 
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